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Auger-Saint-Vincent (60)
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dimanche 01 août 2010
Atouts touristiques et patrimoine
L’église, témoignage de l’architecture du moyen-âge

Nombreux sont les villages qui comptent en leur sein un édifice majestueux. L’église, nous l’avons tous contemplée sans peut-être voir en ces murs la portée de nos regards sur notre passé. Sa flèche octogonale en pierres s’élance sur une tour dont la base est massive. De petites fenêtres (oculi) dont l’une surmonte la porte permettent de dater la tour : XIème siècle.

Le beffroi au-dessus est du XIIème siècle. Les colonnettes et les beaux chapiteaux du clocher laissent supposer que ce dernier a été restauré à la fin du XVIème siècle. Sur le côté Ouest de l’église, l’ancienne porte des morts a été murée (autrefois, le cimetière se trouvait sur la place). Le portail à l’arrière de l’église date du XIIIème siècle. De ce même côté se dresse un croisillon de belle allure avec trois fenêtres du XIIIème siècle ornées de dents-de-scie. Bien plus tard une seconde chapelle à fronton triangulaire a été ajoutée avec une haute fenêtre pour éclairer l’intérieur. Les dernières rénovations datent de 1973 pour la toiture et 1989 pour le plafond de l’entrée.

Le Parc-aux-Dames, ancienne abbaye royale

Notre commune est inscrite dans une région riche d’histoire. Le Valois fut terre royale et notre village porte les traces de ce passé. Outre notre église, le Parc-aux-Dames est sans doute le site le plus prestigieux. Ancienne abbaye royale de l’ordre de saint Bernard, elle fut fondée au XIéme siècle par les comtes de Vermandois, et rétablie en 1205 par Eliénor ou Eléonore, comtesse de Saint-Quentin et dame de Valois. Cette princesse édifia une nouvelle église, à laquelle elle constitua des revenus et des propriétés considérables. Elle y installa des religieuses tirées de Citeaux, pour lesquelles elle obtint de Philippe-Auguste une charte confirmative que le pape Innocent III abrogea en 1210. Elisabeth I fut la première abbesse. L’abbaye en compta une quarantaine après elle. Saint Louis visita le monastère sous le gouvernement de Catherine II. L’abbaye fut dévastée pendant les guerres du XIVème siècle. Les anglais y mirent le feu qui brûla l’église, le clocher, le portail et les lieux réguliers. La famine qui décimait la région, gagna le couvent. Une seule religieuse survécut. La communauté fut ruinée.

Les religieuses qui succéderont auront du mal à relever le monastère d’un tel désastre. La 35e abbesse, Marie Elisabeth Fouquet, sœur du contrôleur général des finances, profita du crédit de son frère pour restaurer et embellir les lieux claustraux. Vers 1550 elle fit reconstruire les voûtes de l’église, achever et vitrer le cloître, élever un nouvel autel. À la Révolution, l’abbaye comptait une abbesse.


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