Le texte de la pétition :
Halte aux poids lourds sur la RD 98 !
En quelques années, la circulation des semi-remorques sur la départementale RD 98 a considérablement augmenté. Pour comprendre ce phénomène, on peut avancer plusieurs éléments.
La géographie d’une part. La RD 98 est en effet placée sur un itinéraire « bis » permettant
aux véhicules venant du sud du compiégnois et de la basse vallée de l’Automne de rejoindre la Nationale 2 sans passer ni à l’est par Crépy-en-Valois (jonction de Levignen) ni à l’ouest (Senlis et RN 330).
Les restrictions de circulation. Il en existe quelques unes dans cette partie du Valois (RD 136 entre Rouville et Crépy-en-Valois ; Secteur Baron/Borest ; secteur Rully). Conséquence directe de ce goulet d’étranglement : les camions circulent là où ils en ont encore la possibilité.
La multiplication des plates-formes logistiques. L’Ile-de-France dispose à présent d’une grande ceinture logistique dont font partie les zones d’activités du Valois (Crépy-en-Valois,
Nanteuil-le-Haudoin, Le Plessis-Belleville, entre autres).
| Les traces de frein en atteste, la sécurité routière est au coeur du débat. |
Plus récemment, l’ouverture d’une plate-forme de traitement de ballast par la SNCF sur le site de la gare de Ormoy-Villers a fini par rendre définitivement insupportable le phénomène décrit préalablement. Depuis l’automne dernier, plusieurs centaines de tonnes transitent quotidiennement par la RD 98. Si de nombreuses communes sont impactées (Trumilly, Néry, etc.), celle d’Auger-Saint-Vincent subit un flux plus important de camions puisque ces gros porteurs (44 tonnes) doivent y passer avant de rejoindre l’ex-RN 324.
Les conséquences de ce flux ininterrompues sont multiples :
- les risques d’accidents sont plus importants (depuis l’automne 2007, plusieurs collisions poids-lourds/VL ont été recensées)
- la sécurité dans les rues d’Auger-Saint-Vincent n’est plus garantie comme sont en droit de l’attendre les habitants (notamment pour les enfants qui se rendent à l’école).
- La sécurité à l’entrée de l’école est perturbée le matin, le midi et le soir lorsque les enfants prennent le car.
- La voirie n’est absolument pas préparée à subir un tel assaut répété (limite structurelle de tonnage est d’environ 10 tonnes, source DDE). De plus, si le croisement entre un semi-remorque et une voiture est déjà difficile, entre deux semi-remorques il est dangereux puisqu’il oblige les chauffeurs à placer le train droit de leur camion dans le bas côté.
- Les fondations et façades des maisons situées de part et d’autre de la RD 98 subissent les conséquences du passage de ces semi-remorques (vibrations, fissures dans les murs, nuisances
sonores, etc.).
- Le coût de la remise en état de la route devra être supporté par la collectivité (les impôts).
Pour mettre fin à cette dérive, la mobilisation de tous est essentielle. Elle l’a déjà été à travers l’action du conseil municipal et du maire (sensibilisation des élus, de la gendarmerie). Elle doit l’être également – et à présent - avec celle de la population.
Le 25 mars prochain, une réunion en mairie d’Auger-Saint-Vincent, réunissant les parties prenantes de ce dossier est organisée. Il est nécessaire de disposer du plus grand nombre de signatures afin de porter haut et fort notre principale revendication :
- Mettre un holà à la circulation des semi-remorques sur la RD 98 (sauf desserte agricole)